L’architecture rêve l’art de vie de l’Homme
Alors, lorsque un Auteur signe un monument de la littérature contemporaine, de la poésie en prose, je me dois de la faire partager.
Petits bouts de littérature engagée
Contemporaine, parce que (indice) l’auteur choisit comme thème « La Ville », et nous projette dans la « Ville de l’après Kyoto ».
Contemporaine, parce que (faux indice) l’Auteur est engagé dans les réalités de notre temps.
Ce partage, il se fera par petits bouts, parce que nous perdons, vous la savez, notre capacité de concentration prolongée.
Par petits bouts, parce que c’est comme ça qu’on déguste un produit de qualité.
Et, parce que vous êtes des lectrices et lecteurs exigeant(e)s et méritant(e)s, un granjeu est organisé à cette occasion.
A celle/celui qui trouve la première/le premier l’origine de cette page de la littérature française, une accolade virtuelle, rien de moins.
Le texte originel a été délibérément charcuté afin de ne pas laisser d’indices permettant la détermination trop rapide du grantesprit ayant clamé cette prose.
Grantékri
Il ne s’agit pas d’opposer l’art et la technique.
Il ne s’agit pas d’opposer les architectes aux ingénieurs.
Il s’agit que le financier ne décide pas tout seul en se contentant d’une approche quantitative.
Il s’agit que l’architecte ne se laisse pas emporter par le rêve fou d’une cité idéale qui le conduirait à faire table rase de la réalité.
Il s’agit de rompre avec la détestable habitude de tenir l’Art pour du superflu alors qu’il répond à un très profond besoin humain.
Il s’agit de rompre avec un rationalisme si excessif et si glaçant qu’il finit par être à l’opposé même de la vie.
Il s’agit de rompre avec le fonctionnalisme qui a fait tant de dégâts dans nos villes en spécialisant et en séparant là où il aurait fallu au contraire mélanger et réunir.
Il s’agit de rompre avec tout ce qui a conduit au cours des décennies passées à déshumaniser nos villes.
Le point de vue de l’Homme est le seul point de vue qui vaille pour penser la ville.
La ville est faite pour l’Homme et non pas l’Homme pour la ville.
La ville est faite pour donner de la qualité de vie non pour étouffer la vie, non pour la contraindre.
La ville est faite pour rendre la vie plus facile, non pour la rendre plus difficile.
Dans l’histoire, il n’y a pas de villes réussies qui ne soient construites à partir de l’homme et pour lui. C’est l’oubli de ce principe qui a conduit nos grandes villes à cette sorte de démesure qui rend la vie si dure à tant de leurs habitants. Ceux-là subissent tous les jours les nouvelles formes de servitude et d’aliénation qui accompagnent les plus grands progrès de la puissance humaine.
On sait voyager vite et loin mais on a les plus grandes difficultés à aller tous les jours de son domicile à son lieu de travail. On sait communiquer instantanément avec n’importe qui à l’autre bout du monde mais on ne sait pas vivre ensemble d’un quartier à un autre.
On fait des agglomérations gigantesques qui ne sont pas des villes non parce qu’elles sont trop grandes mais parce qu’elles n’ont pas d’âme, parce qu’un nombre de plus en plus grand de leurs habitants ne s’y sent ni en sécurité, ni en mesure d’y accomplir ses rêves.
Comment refaire de la ville, de la citoyenneté, du lien civique, du lien social, de la convivialité, de la solidarité ?
Comment faire pour que nos grandes métropoles redeviennent des lieux de progrès, de prospérité, de partage ?
Comment inventer la ville durable, la ville de l’après Kyoto, la ville écologique, la ville qui s’allie avec la nature au lieu de la combattre ?
Merci bien !
Mes yeux, mon sens esthétique et ma bonne conscience vous en sont reconnaissants.
…
et je coche la box cette fois
Vous avez raison, monsieur Beb.
Le résultat était assez desastreux, je dois en convenir.
A ma décharge, je tiens à dire que je ne suis pas très proficient en stylage de texte.
J’ai néanmoins pris en compte vos remarques, exploré le réseau, trouvé la manière de lover ce diamant littéraire dans l’écrin qu’il mérite.
Je vous propose une stylisation de ce texte qui, je l’espère, vous siera, padre.
Je me permets par ailleurs de reprendre votre expression « Grantékri », tout à fait pétillante, et d’en faire le titre de l’extrait proposé.
Et un peu de mise en style, jamais ?
Ce serait pourtant bien de différencier ce « grantékri » du reste de ton article, non ?