« Ceci n’est pas un mea culpa »(oeuvre surréaliste de Nicolas Sarkozy)

Nicolas Sarkozy fait un point sur la première moitié de son mandat, et admet avoir commis des erreurs. C’est en tout cas ce que l’on croit avoir entendu. C’est ce qu’on peut lire dans les journaux dont les « happy few » éditorialistes ont eu le privilège d’assister à cette séance d’autocritique…

La soirée au Fouquet’s ?
« Je n’avais pas attaché à cette soirée une importance considérable. J’ai eu tort. En tout état de cause, à partir du moment où quelque chose n’est pas compris et fait polémique, c’est une erreur. Et si erreur il y a, ce n’est pas la peine de la recommencer »

Le seul lien entre Nicolas Sarkozy et la réalité, c’est la batterie des sondages.
Il n’a pas conscience de la gravité de ses actes.
Son mea culpa utilise les mots du mea culpa, mais n’en est pas un.

La preuve…par les mots.

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Texte
Imaginez que vous soyez parent, et que vous soyez en train de gronder votre enfant adolescent.
Il a eu pendant quelques temps un comportement inacceptable, qu’il assumait.
Depuis, il « a changé ». En tout cas, il est aujourd’hui prêt à reconnaitre ses torts.
Imaginez que cet adolescent assagi reconnaisse ses torts en prononçant ces mots :
 
« J’ai eu tort. En tout état de cause, à partir du moment où quelque chose n’est pas compris et fait polémique, c’est une erreur. Et si erreur il y a, ce n’est pas la peine de la recommencer »
 
Mais !
En tant que parent responsable, vous n’auriez pas envie de lui retourner une belle taloche à ce mioche, une de celles que les jeunes de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ?

J’ai eu tort
Ok. C’est bien. Le mot « tort » est prononcé. Ceci devient officiellement un mea culpa .
 
...A partir du moment où quelque chose n’est pas compris et fait polémique, c’est une erreur
 
A partir de..Attends, je relis.
Soit x « quelque chose ».
SI X pas compris et si X polémique ALORS Error. Désolé, je simplifie. J’ai un cerveau d’informaticien, quand on me parle, je ne peux m’empêcher de décomposer l’information en éléments plus petit. Vous savez, on appelle ça la méthode « Divide and Conquer », « Diviser pour mieux régner ». Vous devez connaître ça, m’sieur Sarkozy ?
 
Attends, je vais appliquer ton axiome : X= Ton comportement inacceptable à la présidence ces derniers temps.

Si ton comportement inacceptable à la présidence n’est pas compris (par nous), c’est une erreur. 
C’est ça que tu nous dis, garçon !
Tu ne t’excuses en rien, en disant cela ! Tu es en train de dire qu’on si on est trop con pour comprendre, tu acceptes de considérer tes actes, que tu assument, comme des erreurs. Mais, toi, tu ne les considères pas comme des erreurs ! Non, mais, sale merdeux, tu me prends pour un con/une conne ? 
 
Si ton comportement inacceptable fait polémique, c’est une erreur
Mais, mon bonhomme, si ton comportement fait polémique, c’est qu’il n’est pas acceptable. Et qu’il ne devrait pas l’être pour toi, en premier lieu. Ce qu’ont veut, nous, ce sont de vraies excuses. 
De celles qui nous convainquent que tu as pris conscience des erreurs que tu as commises.
On ne te veut pas du mal, bonhomme. Tu es en train de devenir un homme, et on sait que cette charge est quasiment inhumaine. On veut juste que ça se passe bien sous le toit national. Et on veut pas que tu continues de nous prendre pour des cons. Ok, on comprend pas tout ton jargon que vous utilisez toi et tes potes. On n’a pas les mêmes valeurs, ça, je le comprends.
N’empêche, la plupart du temps, quand on te dit que tu fais une connerie, c’est que c’est une connerie. Et tu devrais le savoir ; ne t’en rendais-tu donc pas compte ? Ne voyais-tu pas que ton comportement ne pouvait passer inaperçu, et ne pouvait laisser indifférent, et ne pouvait être accepté ?
 
Et si erreur il y a, ce n’est pas la peine de la recommencer
« Et si… »
Non, mon garçon. Si tu places le reste de ton affirmation dans le cadre de l’hypothèse, ce n’est pas une affirmation. C’est l’expression d’une hypothèse…
Donc, l’hypothèse que tu fais c’est « si erreur il y a ».
Tu n’affirmes donc pas qu’il y a erreur.
Mais, plaçons-nous dans ce cadre hypothétique.
 
Ce n’est pas la peine de la recommencer
Ah oui, ça, c’est sûr.
Y’a vraiment pas besoin de la recommencer.
 
Si erreur ALORS ne pas recommencer.
 
Mais, encore faut-il que ton comportement soit une erreur, ce que tu n’affirmes pas (cf plus haut)
Donc, rien ne garantit que tu ne vas pas recommencer, puisque tu ne considères pas ça comme une erreur.
 
Bon, allez, j’accepte tes excuses.
Même si elles ne me satisfont qu’à moitié.
 

Ce qui me fait peur, c’est qu’il n’a même pas conscience qu’il a fait des conneries. Il sait juste que quand la grogne est trop pressante, il faut passer par les un moment désagréable : le « désolé, j’y f’rai pu, promis ».
 
Pour lui, un acte n’est pas « mal » parce qu’il est « mal ».
Il est « mal » parce qu’il provoque de la grogne.
 
Merde, on n’est pas rendus avec celui-là.
 

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