Bernard Madoff condamné à 150 ans de prison. Un jour, Georges Bush le rejoindra. Normalement.

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150 ans de prison pour Bernie

Le financier new-yorkais  Bernard "Bernie" Madoff, 71 ans, a été condamné à 150 ans de prison pour avoir monté une la fameuse fraude pyramidale gigantesque. En tout, ce sont 13 milliards de dollars qui ont été confiés au fond d'investissement dont s'occupait Bernard Madoff. Les pertes, elles, atteindraient, semble-t-il les 65 milliards, si les intérêts promis avait été versés.

150 ans de prison, c'est le maximum qui avait été requis.

150 ans de prison, c'est beaucoup plus que ce qu'avait demandé l'avocat de Madoff. En effet, celui-ci, se basant sur l'espérance de vie d'un américain (84 ans), avait demandé à ce que Madoff ne purge que 12 des 13 années qui lui restait à vivre. Si, si. Il avait vraiment demandé ça. Comme si l'espérance de vie d'un Madoff se plaçait dans la moyenne des citoyens américains. Comme si le citoyen américain moyen disposait, lui, d'une incarcération dans un appartement super luxueux de Manhattan.
Pour compléter le portrait à charge de ce gars, il suffira de se référer aux déclarations du juge Chin qui l'a condamné, et qui a tenu à parler d'une des victimes de Madoff : Madoff assistait à l'enterrement de cet investisseur, mort d'une crise cardiaque. Madoff, tout d'affection et de compassion, a apporté toute l'humanité dont il est capable en rassurant la veuve : "Votre argent est en sécurité"… La veuve a tellement été rassurée qu'elle a augmenté le montant de son investissement chez Madoff, investissement dont, bien sûr, elle ne récupèrera rien.

150 ans, c'est une peine "symbolique" a indiqué le juge Chin. Pour le symbole, comme pour les hamburgers, les américains ont l'air de préférer la taille XXL. Madoff a demandé pardon à ses victimes, en expliquant le terrible tourbillon dans lequel il a été entrainé

Je pensais pouvoir m'en sortir, mais plus j'essayais, plus je m'enfonçais. Je ne pouvais pas accepter l'idée que j'allais échouer pour la première fois de ma vie. J'ai causé beaucoup de souffrance et de douleur…Je devrai vivre avec cette horrible culpabilité le reste de ma vie.

La justice américaine a donc condamné très fermement un homme dont les agissements sortaient du cadre de la morale, et des lois en vigueur.
Ainsi, elle a prouvé sa force, en démontrant qu'aucun citoyen américain ne devait se sentir à l'abri des lois, aussi puissant ou riche soit-il.
Cool.

La question qui n'a rien à voir

Mais, dans la série des questions qui n'ont rien à voir, j'en ai une :
Pourquoi est que d'un côté, on s'acharne (à raison) sur Madoff pour lui infliger une condamnation à vie, alors que dans le même temps, les membre de l'administration Bush ont sciemment bafoué, violé un sacré paquet de lois internationales(en tout cas morales) pour justifier l'intervention des forces américaines sur le territoire irakien?
Rien à voir, me direz-vous?
Bein, ouais.
Rien à voir, en effet.

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Bernard Madoff a dépouillé des banques et des investisseurs aisés, certes. Mais, ce sont des actes d'une gravité sans commune mesure qui ont été commis par George Walker Bush et son administration avant et pendant la guerre en Irak.

Dommage que la justice américaine n'aille pas jusqu'au bout dans sa recherche des responsabilités, présentes, et passées.

Posté via email de Zackatoustra

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