L’hebomadaire allemand Der Spiegel affirme que le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé d’enquêter sur le meurtre en 2005 de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri, a obtenu des preuves de l’implication du Hezbollah. Jusqu’à présent, tous les soupçons se portaient vers le voisin syrien, soupçonné de vouloir, par ce biais, garder la main-mise sur le Liban. Ce ne serait donc pas un plan fomenté par la Syrie, agent extérieur influant directement les affaires intérieures libanaises, mais le Hezbollah, un acteur éminemment influent de la vie politique, et sociale du Liban,
Le mouvement chiite libanais dénonce des « affabulations », qui seraient selon lui destinées à perturber la campagne électorale avant les législatives du 7 juin.
Le problème, c’est que le TSL n’a pas vraiment confirmé, ni infirmé cette information. La seule déclaration émanant de cette institution se limite à s’interroger sur la source de cette information.
Cela paraît tellement gros qu’on donne facilement du crédit à cette « affabulation ». Attendons donc que les élections soient passées, que le Hezbollah soit conforté dans sa position de leader d’opinion et d’actions. Alors, peut-être, certaines langues se délieront-elles, bien que, du coup, les élections passées, cet accès de transparence se révèlera au mieux stérile, au pire dangereux pour la stabilité du pays…


