Un scalp, une monnaie unique ouest-africaine, et Bill Clinton à la rescousse d’Haïti

Manifestation des Tamouls, Paris

Royaume-Uni : Le chef des Tigres tamouls est-il mort ou vivant ?

« Notre chef bien-aimé est vivant et en sécurité. Il continuera à mener la quête du peuple tamoul vers la dignité et la liberté. »
Les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) ont démenti sur Internet la mort de Velupillai Prabhakaran, leur leader, pourtant annoncée par l’armée sri-lankaise. Le gouvernement annonce même une victoire « totale ». Forcément, ils sont un peu gênés aux entournures lorsqu’on lui demande de manière des « photos du cadavre » pour prouver cette déclaration.
photo credit: Breff
Heureusement que l’on vit dans un monde civilisé, sans quoi on aurait demandé son scalp.

Nigeria : Des pays d’Afrique de l’Ouest veulent une monnaie unique

Les ministres des Finances de cinq pays d’Afrique de l’Ouest (Nigeria, Ghana, Gambie, Guinée et Sierra Leone) envisageant l’adoption d’une monnaie unique et se sont réunis pour mettre au point les « détails techniques ». La nouvelle monnaie, l’eco, devrait voir le jour dès décembre 2009.
Cela signifierait-il que l’Europe, et l’exemple de l’euro, pourrait être une source d’inspiration pour le monde en développement ?

Etats-Unis : Bill Clinton devient émissaire de l’ONU à Haïti

Bill Clinton aurait accepté de devenir ambassadeur des Nations unies pour Haïti, « un poste créé spécialement pour lui ». L’ancien président américain « a promis de peser de tout son poids pour aider Haïti ».Ce pays, parmi les plus pauvres du monde, a été ravagé l’été dernier par deux ouragans et deux tempêtes tropicales qui ont fait plus de 800 morts et 1 milliard de dollars de dégâts.
Autant on comprend qu’Haïti mérite plus que largement que la communauté internationale se mobilise pour tenter de remettre sur pied ce pays, autant, la référence à un « poste spécialement crée pour » pourrait paraître gênante. Espérons, quoiqu’il en soit, que cette aide se concrétise.

Traité de Lisbonne : Vaclav Klaus attend que Cowen rejoigne sa bande avant de commencer à faire chier le reste de l’Europe.

Traité de Lisbonne : le président tchèque est au pied du mur

Dis-donc Cowen, tu veux être mon copain? Le président tchèque Vaclav Klaus, un eurosceptique notoire, va jouer la montre avant de ratifier le traité de Lisbonne. Il attend le vote des Irlandais.

Par 54 voix sur 79, les sénateurs tchèques ont donné le feu vert, le 6 mai, à la ratification du traité de Lisbonne.

Dernière étape : le président tchèque Vaclav Klaus, un eurosceptique notoire, doit encore l’entériner.

Il va tenter de jouer la montre jusqu’à l’automne. A ce moment-là, les Irlandais organisent un référendum pour voter à nouveau sur le traité de Lisbonne… Si, si, tu as raison : C’est  bien le deuxième vote sur le même référendum (à quelques virgules près).

Ils ont déjà voté. Ils ont même dit « Non ». Comme dans « Non, merci ». Sauf que, bon, il ne faut pas déconner, la démocratie implique que l’on se soumette à l’avis du plus grand nombre. Donc, on  leur redemande gentiment: « Approuvez-vous la ratification du traité de Lisbonne? »

Vu que ce n’est pas possible que les Irlandais aient pu répondre « non » s’ils avaient bien compris la question, une étude sur les raisons du « oui » et du « non » a été menée. A l’issue de cele-ci, »lorsque les inquiétudes des électeurs irlandais auront été pris en compte?rassurées? », un nouveau vote va être tenu.

At the December 2008 European Council, Ireland agreed to hold a second ballot on the Treaty in 2009 once the concerns of Irish voters are addressed.

Le problème avec les référendum, c’est qu’on demande l’avis des électeurs. Et qu’on a beau faire, on sait jamais s’ils ne vont pas répondre différemment de ce que l’on souhaite qu’ils votent.

Donc, l’issue de ce vote dans l’automne irlandais pourrait redonner un peu de vigueur à l’attitude eurosceptique du président tchèque, qui se trouverait un nouveau copain de chahutage en la personne du premier ministre Cowen. Le président polonais Lech Kaczynski est déjà un copain de cour d’école d’Union européenne, puisqu’il est également dans ses petits souliers jusqu’à la réponse irlandaise.

Pour l’instant, il faut donc faire attendre le progrès. La première tentative du Vil Vaclav tentant d’arrêter le CouCouBipBip de l’Europe consiste à soumettre le texte à la Cour constitutionnelle tchèque pour un nouvel examen.

La suite au prochain épisode.