Barack, on ne peut pas être gentil avec tout le monde, mon petit.

Israël : Benyamin Nétanyahou a rendez-vous avec Barack Obama

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou est attendu ce 18 mai à Washington, où il doit s’entretenir pour la première fois avec Barack Obama.  Ce dernier souhaite que soit sérieusement considérée l’option d’existence de deux états.

Nétanyahou, lui, n’a pas le même ordre du jour…

D’abord, il va « proposer la formation d’un groupe de travail commun pour ralentir les constructions dans les colonies juives en Cisjordanie ».

Pour moi, cela signifie quelque chose comme « une réunion préparatoire pour définir le planning d’organisation des groupes de travail sur l’organisation des modalités de mise en place d’un protocole de mise en œuvre des décisions qui seront prises à l’issue blablablablabla… ». Donc, il est clair qu’on n’entendra pas dans la bouche du ministre israélien un soutien, aussi infime soit-il, à la solution des deux états.

Ensuite, il va insister sur ses craintes concernant le programme nucléaire iranien.

En somme, au programme, poignées de main et dialogue de sourds.

Etats-Unis: Obama appelle au dialogue sur l’avortement

« Travaillons ensemble pour que baisse le nombre de femmes qui souhaitent avorter. Réduisons le nombre des grossesses accidentelles. Facilitons l’adoption. »

Barack Obama a appelé les militants pro- et anti-avortement à trouver « un terrain d’entente », dans un discours tenu à l’université catholique Notre Dame à South Bend (Indiana).

Le président est favorable à l’IVG. Mais manifestement, à vouloir faire plaisir à la chèvre au loup, à l’œuf et à la poule, Obama s’empêtre dans un discours qu’on peut qualifuer de « conciliant », mais qui se révèle tout sauf progressiste.

Israël prié de pas taper l’Iran, Opération « mains propres » au parlement Britannique, les homos acceptés dans l’armée uruguayenne

Israël: Obama interdit à Israël d’attaquer l’Iran par surprise

« Le président américain a envoyé un message au Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Il demande à l’Etat hébreu de ne pas lancer contre l’Iran d’opération militaire qui prendrait les Etats-Unis par surprise », relate le quotidien. Barack Obama a dépêché un envoyé spécial – Leon Panetta, chef de la CIA, selon certaines sources – pour rencontrer les dirigeants israéliens. « Cela montre que les Etats-Unis craignent qu’Israël perde patience et n’agisse contre l’Iran » et son programme nucléaire, décrypte le journal.

Royaume-Uni: Les têtes de parlementaires commencent à tomber à Westminster

Deux parlementaires britanniques (Elliott Murley, ex-ministre de l’Agriculture et Andrew MacKay , conseiller du leader conservateur) sont accusés de s’être fait rembourser sur l’argent public d’importantes notes de frais pour des dépenses privées.

Uruguay: Les homosexuels sont admis dans l’armée en Uruguay

Les homosexuels ont désormais le droit d’intégrer les rangs de l’armée en Uruguay, où le port de l’uniforme leur était interdit jusque-là. Le président Tabaré Vázquez, premier dirigeant de gauche dans l’histoire de ce petit pays d’Amérique du Sud, a signé cette semaine un décret stipulant que « l’orientation sexuelle » ne pouvait être un critère pour refuser l’entrée à l’école militaire. Le texte précédent prohibait son accès aux candidats souffrant de « maladies mentales », dont les « troubles sur l’identité sexuelle ».

G20 : Aux côtés d’Obama, Sarkozy répond à une question sur les « racailles » des banlieues.

Une journaliste de CNN (apparemment bien connue Christiane Amanpour) demande au président Sarkozy s’il regrette d’avoir utilisé le terme « racaille »(les anglosaxophones ont manifestement utilisé le terme de « scum »: rebut, déchet) à l’intention de jeunes de minorités visibles, vu qu’il est fier de se tenir aux côtés de Barack Obama, un président (presque) noir.

M. le président Sarkozy, vous savez qu’en France, la présence de Barack Obama, ce qu’il a fait concernant l’abolition des barrières aux USA… a donné lieu à une forme de résurgence au mouvement de la conscience noire ici..

Les gens en France sont très fiers et plein d’espoir dans le futur.

Nombre d’entre eux vivent dans des situations très précaires. Il y a eu des émeutes, des manifestations et des troubles dans les banlieues et les cités.

A un moment, lorsque ces émeutes ont eu lieu et que vous étiez ministre de l’intérieur vous avez qualifié les émeutiers de « scum » (ordure, déchet).

Je me demande ce que vous ressentez aujourd’hui lorsque vous êtes au côté de quelqu’un que vous admirez tant et qui a franchi tant de barrières.

Regrettez vous ces mots ? Souhaiteriez vous ne les avoir jamais employés ?

La réponse de Nicolas Sarkozy à cette « question embarrassante » est traduite, mais en anglais, of course. Je n’ai pas réussi à trouver la version « originale » de cette partie de la conférence de presse. Si vous tombez dessus, merci de partager le lien!

Je te propose, si tu n’as pas le son, ou si tu ne maitrise pas l’anglosaxophone ma traduction presque fidèle de la réponse du président, juste après la vidéo.

Merci de cette question vache, Madame.

Çà se passait en 2005, avant que je ne sois élu président. En 2005, nous avons eu, effectivement, de grosses confrontations.

Vous aussi avez eu ce genre de confrontations, mais, en France, pas un seule victime, pas une seule balle tirée, les seuls blessés se comptent dans les rangs des forces de l’ordre.

Et depuis que j’ai été élu, il n’y a pas une seule émeute. Parce que nous avons mis en place un plan de développement ambitieux pour les banlieues.

L’aventure politique du sénateur Barack Obama symbolise le caractère exceptionnel de ce qui fait une grande nation comme les EU.

Depuis combien d’années n’y a-t-il pas eu de Secrétaire d’État avec un nom à consonance américaine? Madeleine Albright, Colin Powell, Condi Rice…

C’est pour ça que j’aime les États-Unis. Et c’est pour cela que nous avons Rachida Dati, Fadela Amara, Ram Ayade. Précisément pour montrer que tout le monde a sa chance. C’est que les États-Unis ont fait, et c’est ce que l’on souhaite faire ici, en France. Je suis fier de ce qui a été fait aux États-Unis, et c’est ce que je veux faire ici…(non, je ne me répète pas plus qu’il ne se répète)

Un dernier détail. Quand je parlais de discrimination positive, et d « affirmative action », c’est la maière  qu’ont les Américains de dire qu’il doit y avoir autant de diversité à la tête d’un pays que dans sa base.

Tu croyais m’avoir, hein, avec ta question vache, hein, Madame CNN. Et bein, tu l’as dans l’os. T’as vu comment que je m’en sors bien! Hi Hi Hi!

Via : ContreInfo :: Brèves