Se chauffer trop fait-il grossir?
Dans une pièce fraîche, à 15,5°C (soit 60°F), on génère plus de chaleur sans frissons. Ce processus active les tissus graisseux « bruns », le combustible de notre chaudière corporelle dont le but est de réguler notre température.
Bref, se chauffer moins peut avoir un impact positif sur l’équilibre du poids et sur l’obésité.
De « se chauffer moins peut avoir un impact positif sur l’activité du corps, pouvant améliorer l’équilibre pondéral », on va probablement un jour pousser l’incorrection logique jusqu’à déclarer bientôt que trop de chauffage fait grossir…
Une autre info glanée dans cette article laisse songeur:
La température des salons britanniques et américains est passé de 18° à 21° sur ces 30 dernières années.
Serait-on devenu plus frileux?
Pas gros, mais bien flemmards quand même
Ce pourrait être symptomatique d’une civilisation, « sédentaire et intellectuelle » qui, parce qu’elle peut se l’offrir, rejette autant que possible l’Effort Physique. Reviennent en tête ces personnages de Wall-E qui ne se déplacent même plus à pied, même lorsqu’il ne semblent en meilleure forme physique que le capitaine(?).
Cette frilosité, elle se retrouverait, aussi, dans cette crainte de l’extérieur, qui nous attire vers le cocon protecteur, bien douillet, et bien chauffé du « foyer ».
On est si bien tranquille, au chaud, chez soi…
Est-ce que le bien de la planète, ou le bien de notre santé nous poussera à accepter un jour une température de 15,5° dans nos salons?
Nos civilisations accepteront-elles de connaitre à nouveau un Age du Frisson?




