Ils auront pris le pouvoir, les fact-checkeurs, le jour où ils transporteront leur strapontin sur le plateau du débat présidentiel, avec pouvoir de linterrompre,

Le fact-checkeur, ce Révolutionnaire à la Calculette.
On ne lui en fera pas avaler, des couleuvres. Les vessies et les lanternes, il en a les plans, lui. Pas moyen de le fourvoyer, de le blouser.
Ta chorégraphie, cousue de ficelle épaisse. Par politesse, il te laissera conclure ton mouvement. Mais la moue ne trompe pas. S’il l’accepte, ce n’est que par révérence républicaine.
Sinon, il te la renverrait dans les dents, ta choré. Et tes petits mensonges et imprécisions Et tes longues phrases et tes slogans.
Pour lui, la politique n’est pas un jeu de joute. Pour lui, la politique, c’est de la mécanique des actions économiques.
Toi, tu parles. Lui, il mesure.
La mesure, la mesure, la mesure. Encore la mesure. Tu m’agaces avec ta mesure. Tu m’agaces, m’entends-tu? Je n’éprouve aucun plaisir à planter des études, ni à récolter des chiffres, moi.
Que les médiocres se chargent de cette indélicatesse, si cela doit nourrir la Démocratie. Mais, que vaut le Chiffre face à l’Idée?
Ce que je souhaite, à chaque instant de mon existence, c’est mesurer ma parole à l’aune de son potentiel de conviction.
Que ne veux-tu partager avec le peuple français les échos de nos heures agréables d’Éloquence Publique, que nos Pères républicains instituèrent pour célébrer l’Idée et le Mot en flamme de la Démocratie?
Qu’importe le pont. Admire la volute. Elle te transportera aussi. Qu’importe la Réalité, l’Idée te nourrira aussi.
Cesse d’utiliser le réseau mondial comme porte-voix de tes analyses subversives et partiales, basées sur la seule Réalité.
Veux-tu devenir le gynécologue de la parole?







